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L'éthique est elle morte ?

renaissanceCertains tentent de nous expliquer que l’éthique est “passée de mode” : lois des affaires, lois de la politique, loi du système, ils veulent nous faire croire que toute chose non interdite par la loi est de facto autorisée. Ils pensent que la dureté du monde justifie l'évitement des contraintes s’appliquant à chacun, que ce qu’ils obtiennent du système est dû dès lors qu’ils peuvent décider de se l’octroyer, de ne pas appliquer à soi les efforts demandés aux autres.
Le parfum suranné de la morale les fait sourire.

Comment caractériser l’éthique ?

L’éthique est le respect d’une priorité pour le bien commun et le bien des autres avant l’intérêt particulier.

Elle est un parfait alignement entre les arrières pensées, la pensée, les paroles et les actes et derrière ceci la volonté de ne pas tromper autrui.
Elle est le respect de la parole donnée.
Elle est de s’appliquer à soi même ce qui est demandé aux autres.
Elle est la remise en question de soi, sans concession, lors de situations d’échecs.
Elle est le respect de la notion de responsabilité, c’est à dire assumer les conséquences de ses actes.
Elle est le ciment d’une société.


Par glissements successifs, son défaut entraîne la corruption généralisée. Dans un système pyramidal, une personne corrompue à quelque niveau que ce soit dans la pyramide, “intoxique” ceux qui lui sont subordonnés. Si par malheur la tête est corrompue, toute la pyramide devient corrompue.
La corruption peut prendre de multiples formes : des plus amples aux plus insignifiantes en apparence. Toutes les formes concourent à la méfiance de l’autre, la défiance et finalement la crise.
La crise est la conséquence de la mise à l’écart de l’éthique car la crise est la conséquence du manque de confiance

L’éthique amène la confiance. La confiance facilite les échanges et redonne vie à l’économie...


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