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Grand débat : pour se poser quelques bonnes questions

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Grand débat : pour se poser quelques bonnes questions

 

Voici quelques infographies rassemblées destinées à vous aider à vous poser quelques bonnes questions.

 

1 - La France est généreuse :

 

C’est bien et celà fait partie de ses valeurs

 

Mais ...

 


 

2 - La France est de plus en plus endettée :

 

 

 

3 - La France se fait de plus en plus distancer au niveau mondial en richesse par habitant :

 

 

4 - La France est le pays qui effectue le plus de prélèvements obligatoires en Europe :

 

 

 

 

5- Certains chefs français croient que la France est encore la 5eme puissance mondiale

 

 

 

6- Les projections de développement montrent la force du déclassement de la France

 

 

7 - Les salaires des présidents des 26 Autorités Administratives Indépendants mis en évidence par “ l’affaire Jouanno”:

 

 

( En Orange le salaire annuel de C. Jouanno : 176.518€ )

 

 

Quelques observations :

Les infographies 4 et 2 montrent que les prélèvements et la dette “plombent” le pays.

Les infographies 1 et 4 montrent que le fonctionnement de l’état absorbe la plus grosse part, au niveau européen, qu’il ne redistribue pas ( 78% de ce qui est retenu en Finlande est redistribué; 71% en France. L’écart de 7% est consommé par l’Etat français. )

 

L’infographie 6 montre que les classements des puissances nous mettent encore devant le Mexique mais derrière l’Inde, le Brésil et la Chine. Beaucoup de responsables dont des responsables politiques disent encore à la télévision que la France est la 5eme puissance mondiale et font des promesses en conséquence.

 

L’infographie 7 montre, suite à “l’affaire Chantal Jouanno“, le classement des rémunérations des 26 autorités administratives Indépendantes. Elle pose la question de la rémunération des membres de la Haute Fonction Publique ( Etat, Territoires, Santé).

 

 

Ce que montre l’”affaire Jouanno” :

La France a découvert un organisme dont la dirigeante a failli servir à quelque chose avant de se démettre sans refuser la rémunération, forçant à rajouter de la charge à la charge.

La prise de conscience de l’existence de cet organisme pose, en première instance, des questions sur la redondance de ses missions avec celles du Conseil économique, social et environnemental, prévu par la constitution pour normalement donner la parole à la Société Civile. Cela fait par conséquent, se poser des questions en 2ème instance sur l’utilité du CESE.  
Cette affaire est comme la partie émergée d’un iceberg, elle a le mérite de mettre en avant un 3eme niveau de problématique : le coût de la Haute Fonction Publique.

 

Nous avons apprécié que la cour des comptes ait fait remarquer que la rémunération des dirigeants des Autorités Administratives Indépendantes était comparable à celle de la Haute fonction publique. Voir article de Public Sénat.
https://www.publicsenat.fr/article/politique/remuneration-de-chantal-jouanno-ce-que-disent-les-documents-budgetaires-136746

Par ailleurs, la Cour des Comptes a “épinglé” un directeur d’une Autorité Administrative Indépendante car son salaire dépassait 11% du budget de son Autorité Administrative Indépendante. La rémunération de ces directeurs semble être un ratio “convenable” entre la rémunération du dirigeant et le budget de l’organisme. Une rémunération entre 5 et 10% semble être un montant qui passe “sous les radars” de la Cour des Comptes.


Cela laisse craindre que pour s’augmenter, les directeurs soient tentés d’augmenter le budget et la masse salariale de leur organisme. On constate une augmentation de + 7,2% des effectifs entre 2016 et 2018. (Voir le même article de PublicSénat)

 

 

Une interpellation :

Le Directeur de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique HATVP, ( 7eme dans le classement des moins bien payés à 96.450€ par an des autorités administratives indépendantes), devrait, s’il sert sa mission envers la Nation, arriver à mettre en lumière la rémunération et les avantages ( logements de fonction, chauffeurs, voitures, cuisiniers, autres…) des dirigeants, comités de direction, questeurs et des 10 plus hauts salaires de quelques 3.500 organismes de l’Etat (Pour commencer) :

26 Autorités administratives Indépendantes

1200 agences de l’état,

700 Organismes divers d’administrations centrales, https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/ppp/odac_2015.pdf

Elysée,

Ministères,

Assemblée Nationale,

Sénat,

Conseil Constitutionnel,

Conseil d’Etat,

Conseil Economique Social et Environnemental National et Régionaux,

Conseils Régionaux,

Conseils Généraux,

Préfectures,

Sous-Préfectures,

Communautés de communes,

Municipalités,

Ambassades,

Consulats

Entreprises publiques à statut privé ( SNCF, La Poste…)

 

Le Grand Débat est un moment charnière :

Un débat National se prépare sur le fait de savoir ce qu’il faut faire et donc si c’est le “bas de la cordée” ou le reste de la cordée qui doit “payer l’addition”.

Ce qui nous intéresse avant tout, c’est de savoir ce qu’il y a dans l’addition et s’il n’y a pas moyen de négocier avec l’Etat une note qui semble de plus en plus salée.

Il nous semble que la nation a le droit de voir clair sur les 100.000 plus hautes rémunérations de la fonction publique, et en particulier les rémunérations annuelles à partir de 6 chiffres.
Nous craignons que les “milieux de cordée” continuent de payer une addition que les hauts de cordée vont continuer d’augmenter pour se rembourser.

 

Quelques questions :

Une rémunération à 6 chiffres dans un pays qui marche et dans lequel toute la population va bien, ne nous dérange pas forcément. Ces rémunérations, dans un pays qui décline et où des gens ne mangent pas à leur faim, sont mal logés et font des émeutes, ne posent-elles pas un problème ?

Des responsables, “payés au nom de responsabilités”, qui ont conduit un pays dans le mur de la compétition internationale doivent-ils véritablement être considérés comme responsables ? Si oui, connaissent-ils le sens profond du terme de responsabilité : “assumer les conséquences de ses actes” ?

Un système de rémunération qui, par construction, pousse à la dépense publique est-il raisonnable ?

Est-il acceptable que des hauts fonctionnaires bloquent des points d’indice de fonctionnaires “normaux”, pendant que leur rémunération augmente mécaniquement, car non liées au même point d’indice ?

 

Un système de rémunération ne doit-il pas être limité lorsqu’il s’agit d’argent public ?

Est-il juste que certains gagnent beaucoup plus que le chef de l’Etat, représentant élu par le peuple, peuple qu’ils sont tous censés servir ?

Alors que le prélèvement à la source est mis en place ( et que les personnes visées ne risquent plus d’être mises en difficultés par les impôts sur des variations de rémunération)  n’est-ce pas le moment opportun de diminuer progressivement les rémunérations les plus excessives pour participer au redressement, à l’éthique et la remise en place de la confiance ?

A la menace, “...si on les rétribue moins, ils vont passer dans le privé...”, ne doit-on pas répondre “chiche” ? Car cela ne serait-il pas un grand bien qui permettrait de regrouper, de rationaliser ces organismes et de changer les règles du jeu ?

 

Réduire les salaires des hauts fonctionnaires en les rapprochant de salaires "normaux"  ne les mènerait-il pas à piloter moins brutalement le sort du commun tout en diminuant l’addition ?

 

Est-il légitime que certains hauts fonctionnaires passent de la Haute fonction publique vers des Grandes entreprises du Cac 40, puis de ces grandes entreprises vers des cabinets ministériels, puis de la politique vers la direction de grandes banques ?

Ne peut-on pas craindre que certains, connaissant les failles des systèmes de l’Etat ne monnayent leur savoir et leurs connaissances auprès des plus puissants, au détriment du peuple qu’ils sont censés servir ? Le peuple n’est-il pas en droit de craindre des conflits d’intérêts qui pourraient participer à l’optimisation fiscale qui se fait sur le budget de l’Etat et donc sur son dos ?

 

Il est grand temps que l’Etat se mette sérieusement à se réformer avant que le peuple excédé et en colère ne l’y force.

“Gilet Jaune”, je te comprends et te soutiens lorsque tu dis que tu veux vivre mais que tu ne le peux plus. Je ne te suis plus quand ta colère te fait déraper. Je crains que si l’Etat ne se transforme pas en profondeur, tu finisses par le forcer sans ménagement à le faire.

 

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