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Les éditos de Pierre Auguste

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Les Grands Mystiques de la Politique

 

Nous avons un gouvernement. Nous voilà enfin sortis des présidentielle et de cette constellation Caméléon aux couleurs mimétiques et changeantes. N’en déplaise, aux poètes, aux férus d’onomastique et d’anthroponymie, le nom de cet espace céleste a rimé avec celui de nombreuses stars de la politique.

D’aucuns ont voulu y voir la main de quelque Dieu organisateur de conjonctions de politiciens, de poètes, de philosophes, de commentateurs, morts ou vifs. D’autres y ont vu l’occasion de rappeler aux citoyens qu’il n’y a rien de nouveau sous les myriades de soleils de l’univers. Voici ainsi rallumée la querelle entre la fatalité des caprices divins et le déterminisme. L’une et l’autre se jouent de l’homme et de ses volontés.

Peut-être avez-vous éprouvé le vertige induit par ce mesclun de salades servi par l’actualité. Pour n’en fâcher aucune, nous ne classerons pas ces ombres qui ont défilé sur les murs des cavernes médiatiques. Nous ne nous hasarderons pas à dénombrer obédiences, corporations et coteries, ni à rappeler les ordres d’entrée en scène, de mérite, ou de notoriété des acteurs.

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Par Pierre Auguste le 2017-05-23

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Fricoteurs, Comploteurs, Tricoteuses

 


Nous avons un président. Le peuple attend du nouveau. On lui en a promis. Il avait déjà connu l’évolution, le renversement, la révolution. Il a failli avoir le dégagisme et le redressement. On lui promet la rupture avec le système. Personne ne sait ce que nous avons perdu ni ce qu’il pourra bien nous rester à subir.

Partis, camps et courants sont sortis divisés des élections primaires. Pulvérisés par les secondaires ils tentent de se ré-agréger dans les tertiaires.

Tous se prétendent démocrates. « Et en même temps », ils ne peuvent supporter les autres, récusent toute idée qui ne procède pas de leurs préjugés auxquels ils jurent fidélité. Les idées en sortirent divinement multipliées, les esprits diaboliquement embrouillés. Les favoris durent s’effacer. Place fut faite aux seconds ou tiers couteaux, qui se disent et se croient prêts à trancher les nœuds gordiens.

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Par Pierre Auguste le 2017-05-16

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Fin programmée du progrès

 

Nous avons un Président.

L’élection du président de la République se prépare de longue main par une publication édifiante. La mode en fut lancée par Louis Napoléon Bonaparte qui publia en 1844 « L’extinction du paupérisme. » Ce fut son premier pas pour devenir notre premier Président de la République…en 1848. Et voici le huitième de la cinquième !

Le paupérisme n’est toujours pas éteint, mais il semble que nous ayons échappé au pire dont certains des candidats nous menaçaient en tentant de se faire élire en se recommandant de l’extinction du progressisme.

Depuis la nuit des temps l’humanité a pris la mauvaise habitude de travailler à améliorer sa condition en maîtrisant le feu, en taillant et polissant la pierre, en coulant le bronze et battant le fer, en inventant l’élevage et l’agriculture. On a voulu nous faire croire que ce furent de grandes fautes d’avoir, de fil en aiguille inventé l’industrie textile et, machinalement, développé le machinisme qui permit accessoirement de condamner l’esclavage par lequel les plus forts sous-traitaient leurs fatigues.

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Par Pierre Auguste le 2017-05-09

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Imbroglio Cérébral

 

Il s’est toujours trouvé des présomptueux pour prétendre simplifier la vie et concilier les inconciliables. L’histoire et l’actualité en disposent autrement. Chaque situation appelle une situation plus compliquée, chaque appel à la concorde multiplie les discordes, le personnel politique s’éreinte à refuser ou à réformer les réformes. De préférence à contretemps. Les grands œuvres sont toujours inachevés et l’histoire n’est guère qu’un enchaînement de cafouillades.

Pendant des siècles, nos rois se sont employés à « arrondir leur pré carré pour en faire un hexagone. » Mais « en même temps », comme disent aujourd’hui les zélateurs de la synthèse, ils ont concentré le pouvoir en s’appuyant sur la féodalité qui fut le prototype de l’organisation territoriale de la République.

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Par Pierre Auguste le 2017-05-02

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Qualification Scientifique & Disqualification Politique

 

Par les hasards de son errance quotidienne entre les chaînes de télévision, le citoyen a vu s’enchaîner toutes choses et leur contraire. Il est ainsi passé de l’inévitable et désespérante chronique des élections présidentielles à une émission sur les espérances ouvertes par la mission spatiale Rosetta. C’est un peu tiré par les cheveux de la comète mais quelque dieu facétieux semble avoir commandé cette concomitance de l’odyssée spatiale de l’espèce humaine et de l’odyssée électorale, quinquennale, nationale.

L’idée est extravagante de rapprocher des programmes politiques au ras du sol et un programme de navigation dans les espaces infinis qui effrayaient tant cet Auvergnat de Paris qu’était Blaise Pascal.

On peut en faire trois conclusions : Il y a différentes manières de tirer des plans sur la comète ; Les états d’esprit, les promesses et espoirs scientifiques et politiciens sont à des années lumières les uns des autres ; Plus les politiciens manquent de notoriété, plus ils s’adonnent à l’ivresse des cimes de l’expression.

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Par Pierre Auguste le 2017-04-25

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Plans, Projets, Programmes

 

La politique est un sport de glisse. Les plans sont glissants, les projets patinent, les programmes dérapent.

Notre quinquennat finissant n’a échappé ni à la règle, ni à la fatalité par lesquelles rien n’advient comme prévu.

Pour sauver les banques menacées par la ruine des « sub primes » le gouvernement précédent avait dû « trouver l’argent où elle était » comme on disait naguère. Les prélèvements obligatoires s’étaient envolés et la dette nationale s’était creusée selon l’orientation des axes de référence des commentateurs politiques.

Après avoir déclaré la guerre à la finance, le successeur a cherché partout des capitaux.

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Par Pierre Auguste le 2017-04-18

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Chaud-froid climatique. Retour à la nature

 

Les écologistes et les ornithorynques sont apparentés. Ce n’est pas tellement parce que l’ornithorynque est un animal singulier pondant des œufs, allaitant ses petits, portant un nom d’oiseau, un bec de canard et un manteau de fourrure.

Ornithorynques et écologistes sont deux manifestations de l’évolution qui ont émerveillé les savants et bousculé la classification des mammifères. Ils ont surtout les propriétés communes d’avoir un petit cerveau, toutefois plus grand que celui des plus petits mammifères fossiles connus, et d’être dotés du sens de l’électro-perception qui leur permet de détecter les proies par leur champ électrique. Les uns et les autres savent qu’ils sont entrés dans une ère dite Anthropocène qui risque de les faire évoluer vers l’anthropophagie.

Nous avons tous entendu ce message des savants selon lequel nous sommes à la terre ce que l’astéroïde fut aux dinosaures. Mais nous savons aussi que l’accident cosmique qui provoqua leur disparition eut des conséquences fort longues à se dissiper, que les dinosaures sont morts de faim par la disparition de la végétation, sans avoir eu le temps d’inscrire le principe de précaution dans leur constitution. Les écologistes savent tout cela mais en tirent des conséquences qui vont à rebours du bon sens.

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Par Pierre Auguste le 2017-04-11

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Hébétude et Certitudes

 

En cette intense agitation préélectorale nous en entendons…de toutes les couleurs !

On se demande où ces étourdis en mal de suffrages ont bien pu trouver toutes les sottises dont ils nous abreuvent. Fut-ce en leur intellect ou en celui des citoyens consultés ? Quoi qu’il en fût, l’autosatisfaction qui sourd de tous les discours n’induit guère que pessimisme et dubitation. Nous voilà perdus, comme Hermione :

« Où suis-je, qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?

Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?

Errante et sans dessein, je cours en ce palais.

Ah ! Ne puis-je savoir si j’aime ou si je hais ? » (Jean Racine ; 1639-1699 ; Andromaque)

L’une des plus belles perles du futur collier quinquennal aura sans doute été cette velléité macro-structurelle de réinstaurer un Service National Obligatoire d’une durée de… un mois ! En voilà une idée novatrice !

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Par Pierre Auguste le 2017-04-04

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 16-Mésestime de l'humanité

 

Au terme de ces tours de piste préparatoires à l’élection présidentielle, l’enfant du peuple, que je suis, est agacé par la mésestime dans laquelle les protecteurs du peuple tiennent l’humanité. 

Mépris, rancœurs et pessimisme sourdent de la plupart des discours. Selon le distillat que l’on peut en faire, l’humanité se partagerait en deux catégories irréconciliables. D’un côté ceux qui ne sont bons qu’à exploiter leurs semblables et qu’il faut impitoyablement matraquer. De l’autre ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et qu’il faut pitoyablement mettre en curatelle.

Finalement les discours ont l’effet inverse de celui qui est attendu. Les uns se mettent en position défensive en attendant des jours meilleurs. Les autres attendent qu’on les protège du pire faute de recevoir le meilleur.

Chacun voit croître et se multiplier la médiocrité dans laquelle nous entraîne cette asthénie attentiste. Mais nul ne mesure bien les efforts à consentir pour enfin en sortir.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-28

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 15-Informatique et Information

 

L’homme est un animal paresseux. Le plus oisif de la nature. Mais c’est un paresseux créatif qui a beaucoup travaillé pour s’épargner des fatigues. C’est ainsi qu’il a inventé l’esclavage, le joug, le collier, l’animal de trait. Pour se déplacer plus rapidement et sans efforts il a inventé les éperons, et plus tardivement les gaz chauds. Pour ne pas surcharger sa mémoire, il a inventé la tablette d’argile. Pour compter sans se lasser il a inventé les bûchettes, les jetons, le boulier, plus tardivement la Pascaline, plus tardivement encore l’ordinateur.

Pour transmettre l’information sans peine, il a inventé le messager, les ronds de fumée, les signaux lumineux, plus tardivement l’imprimerie, et successivement le sémaphore, le télégraphe, le téléphone la radio, la télévision et finalement Internet et le téléphone, portable sur les trottoirs. Désormais nul ne peut ignorer ce que font et où sont ses proches, même les plus lointains.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-21

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 14-Médecine et Technologie

 

Le poète disait que « l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. » 

En nos temps de religion écologique, on n’a toujours pas peur des mots et on dirait plutôt que l’homme refuse d’être un animal comme les autres.

L’homme a toujours dédaigné ces médiocres cadeaux de la nature que sont les maladies, les difficultés d’assurer sa subsistance, la prison de sa complexion. Et c’est ainsi qu’il a inventé Médecine et Technologie qui sont sœurs jumelles, filles d’Audace et de Génie. Et qui taillent leur chemin au cours du temps en conservant les acquis par une quête opiniâtre du renouveau.

On peut y voir une leçon politique qui disqualifie les batailles perpétuelles opposant conservateurs et progressistes.

Certes la médecine et la technologie ont chacune leurs spécificités mais elles se sont souvent rencontrées sur les méthodes et les moyens. Elles partagent de plus en plus leurs recherches et leurs actions sur des objectifs et des objets communs.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-14

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 13-Du travail estudiantin au travail professionnel

 

Des voyants ultra-lucides nous annoncent la fin du travail. On se demande à quoi servira leur cerveau quand ils ne pourront plus le faire travailler.

S’il est un mot de la langue française qu’il faut employer avec précaution c’est bien celui qui désigne la principale occupation des hommes et évoque la plupart des actions qui leur procurent les moyens de vivre. Allez expliquer cela aux sommités qui se sont mises en travail pour accoucher de notre suprême souris politique et prétendent penser pour nous.

Contre toute logique on tente de nous faire accroire que le travail rémunéré est menacé d’extinction. Par une singulière conception de la société on veut oublier que le travail salarié résulte d’un excédent de charge des entreprises et des entrepreneurs individuels.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-07

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 12-L'esprit de justesse

J’avais en projet d‘écrire une page sur les mathématiques. Je n’y ai pas tout à fait renoncé mais j’en ai banni le titre car le mot « mathématique » est un épouvantail. D’emblée il vous fait perdre la plupart de l’audience que vous escomptiez. Escompter c’est déjà compter. Et compter est gênant pour les bien-pensants qui ont négligé d’apprendre à compter, ou qui veulent dépenser sans compter… l’argent des autres.

Sauve qui peut revoilà la mathématique !

En notre pays où fleurissent tant de bons mathématiciens, nous traînons une prévention contre les mathématiques que nous devons en partie à Blaise Pascal. (1623-1662).

J’ai une grande admiration pour Pascal, mathématicien précoce, précurseur du calcul des probabilités, inventeur de la roulette et du limaçon, physicien de première grandeur, constructeur d’une machine à calculer, créateur d’une entreprise de transports publics par coche…J’avoue ne pas le suivre quand il propose de parier sur l’existence de Dieu ou oppose esprit de géométrie et esprit de finesse pour se défendre des brocards de son copain Méré qui lui reprochait de s’enfermer dans un monde inaccessible au commun des mortels.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-28

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 11-Les Arts

 

Nous vivons sous l’emprise des systèmes. C’est un excellent système. Nous y trouvons la source de tous nos malheurs car la crise systémique est à la fois la rage, la peste et le choléra de la société d’aujourd’hui. C’est reposant pour le sens de la responsabilité.

Autrefois le système était modeste et se contentait de systématiser les pensées. Avec le progrès tout est devenu système.

Les philosophes n’avaient pas attendu les technologues pour nous « ensystémer ». Chacun y va de son petit « systus » pour nous apprendre à vivre.

En tête de son« Système Des Beaux Arts » Alain (1868-1951) affirme que chaque œuvre parle pour elle-même par l’émotion qu’elle produit. Tout semble là être dit et bien dit. Cela n’empêche pas l’auteur d’en écrire deux-cent-cinquante-deux pages et, si l’on ajoute ses « Vingt Leçons Sur Les Beaux Arts », ses « Entretiens Chez le Sculpteur » et sa « Visite au Musicien » cela fait cinq-cents pages à parler de choses qui parlent d’elles-mêmes.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-21

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 10-Sur les chemins de la complexité

 

La technologie naquit le jour où un primate se saisit d’une branche morte pour atteindre un fruit hors de portée. Cependant qu’un sien cousin cassa quelque noix avec un caillou.

La rencontre de ces deux familles et de ces deux techniques engagea l’humanité sur les chemins des complications sociales et de la complexité technologique.

Nous laisserons aux politiciens le soin de démêler et emmêler les complications sociales. Nous, héritiers d’homo faber, savons que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Nous assumerons notre « bornitude » en réfrénant toute tentation de divagation sur les sentiers, rebattus et bourbeux, de la politique. Nous nous bornerons donc ici à la complexité technologique et systémique.

Après les avoir améliorés en les appointant, et après les avoir essayés à de nombreux autres usages, les deux compères s’avisèrent de rabouter leurs outils pour améliorer les performances de leurs chasses et mieux trucider leurs concurrents.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-14