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Les éditos de Pierre Auguste

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 16-Mésestime de l'humanité

 

Au terme de ces tours de piste préparatoires à l’élection présidentielle, l’enfant du peuple, que je suis, est agacé par la mésestime dans laquelle les protecteurs du peuple tiennent l’humanité. 

Mépris, rancœurs et pessimisme sourdent de la plupart des discours. Selon le distillat que l’on peut en faire, l’humanité se partagerait en deux catégories irréconciliables. D’un côté ceux qui ne sont bons qu’à exploiter leurs semblables et qu’il faut impitoyablement matraquer. De l’autre ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et qu’il faut pitoyablement mettre en curatelle.

Finalement les discours ont l’effet inverse de celui qui est attendu. Les uns se mettent en position défensive en attendant des jours meilleurs. Les autres attendent qu’on les protège du pire faute de recevoir le meilleur.

Chacun voit croître et se multiplier la médiocrité dans laquelle nous entraîne cette asthénie attentiste. Mais nul ne mesure bien les efforts à consentir pour enfin en sortir.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-28

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 15-Informatique et Information

 

L’homme est un animal paresseux. Le plus oisif de la nature. Mais c’est un paresseux créatif qui a beaucoup travaillé pour s’épargner des fatigues. C’est ainsi qu’il a inventé l’esclavage, le joug, le collier, l’animal de trait. Pour se déplacer plus rapidement et sans efforts il a inventé les éperons, et plus tardivement les gaz chauds. Pour ne pas surcharger sa mémoire, il a inventé la tablette d’argile. Pour compter sans se lasser il a inventé les bûchettes, les jetons, le boulier, plus tardivement la Pascaline, plus tardivement encore l’ordinateur.

Pour transmettre l’information sans peine, il a inventé le messager, les ronds de fumée, les signaux lumineux, plus tardivement l’imprimerie, et successivement le sémaphore, le télégraphe, le téléphone la radio, la télévision et finalement Internet et le téléphone, portable sur les trottoirs. Désormais nul ne peut ignorer ce que font et où sont ses proches, même les plus lointains.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-21

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 14-Médecine et Technologie

 

Le poète disait que « l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. » 

En nos temps de religion écologique, on n’a toujours pas peur des mots et on dirait plutôt que l’homme refuse d’être un animal comme les autres.

L’homme a toujours dédaigné ces médiocres cadeaux de la nature que sont les maladies, les difficultés d’assurer sa subsistance, la prison de sa complexion. Et c’est ainsi qu’il a inventé Médecine et Technologie qui sont sœurs jumelles, filles d’Audace et de Génie. Et qui taillent leur chemin au cours du temps en conservant les acquis par une quête opiniâtre du renouveau.

On peut y voir une leçon politique qui disqualifie les batailles perpétuelles opposant conservateurs et progressistes.

Certes la médecine et la technologie ont chacune leurs spécificités mais elles se sont souvent rencontrées sur les méthodes et les moyens. Elles partagent de plus en plus leurs recherches et leurs actions sur des objectifs et des objets communs.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-14

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 13-Du travail estudiantin au travail professionnel

 

Des voyants ultra-lucides nous annoncent la fin du travail. On se demande à quoi servira leur cerveau quand ils ne pourront plus le faire travailler.

S’il est un mot de la langue française qu’il faut employer avec précaution c’est bien celui qui désigne la principale occupation des hommes et évoque la plupart des actions qui leur procurent les moyens de vivre. Allez expliquer cela aux sommités qui se sont mises en travail pour accoucher de notre suprême souris politique et prétendent penser pour nous.

Contre toute logique on tente de nous faire accroire que le travail rémunéré est menacé d’extinction. Par une singulière conception de la société on veut oublier que le travail salarié résulte d’un excédent de charge des entreprises et des entrepreneurs individuels.

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Par Pierre Auguste le 2017-03-07

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 12-L'esprit de justesse

J’avais en projet d‘écrire une page sur les mathématiques. Je n’y ai pas tout à fait renoncé mais j’en ai banni le titre car le mot « mathématique » est un épouvantail. D’emblée il vous fait perdre la plupart de l’audience que vous escomptiez. Escompter c’est déjà compter. Et compter est gênant pour les bien-pensants qui ont négligé d’apprendre à compter, ou qui veulent dépenser sans compter… l’argent des autres.

Sauve qui peut revoilà la mathématique !

En notre pays où fleurissent tant de bons mathématiciens, nous traînons une prévention contre les mathématiques que nous devons en partie à Blaise Pascal. (1623-1662).

J’ai une grande admiration pour Pascal, mathématicien précoce, précurseur du calcul des probabilités, inventeur de la roulette et du limaçon, physicien de première grandeur, constructeur d’une machine à calculer, créateur d’une entreprise de transports publics par coche…J’avoue ne pas le suivre quand il propose de parier sur l’existence de Dieu ou oppose esprit de géométrie et esprit de finesse pour se défendre des brocards de son copain Méré qui lui reprochait de s’enfermer dans un monde inaccessible au commun des mortels.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-28

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 11-Les Arts

 

Nous vivons sous l’emprise des systèmes. C’est un excellent système. Nous y trouvons la source de tous nos malheurs car la crise systémique est à la fois la rage, la peste et le choléra de la société d’aujourd’hui. C’est reposant pour le sens de la responsabilité.

Autrefois le système était modeste et se contentait de systématiser les pensées. Avec le progrès tout est devenu système.

Les philosophes n’avaient pas attendu les technologues pour nous « ensystémer ». Chacun y va de son petit « systus » pour nous apprendre à vivre.

En tête de son« Système Des Beaux Arts » Alain (1868-1951) affirme que chaque œuvre parle pour elle-même par l’émotion qu’elle produit. Tout semble là être dit et bien dit. Cela n’empêche pas l’auteur d’en écrire deux-cent-cinquante-deux pages et, si l’on ajoute ses « Vingt Leçons Sur Les Beaux Arts », ses « Entretiens Chez le Sculpteur » et sa « Visite au Musicien » cela fait cinq-cents pages à parler de choses qui parlent d’elles-mêmes.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-21

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 10-Sur les chemins de la complexité

 

La technologie naquit le jour où un primate se saisit d’une branche morte pour atteindre un fruit hors de portée. Cependant qu’un sien cousin cassa quelque noix avec un caillou.

La rencontre de ces deux familles et de ces deux techniques engagea l’humanité sur les chemins des complications sociales et de la complexité technologique.

Nous laisserons aux politiciens le soin de démêler et emmêler les complications sociales. Nous, héritiers d’homo faber, savons que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Nous assumerons notre « bornitude » en réfrénant toute tentation de divagation sur les sentiers, rebattus et bourbeux, de la politique. Nous nous bornerons donc ici à la complexité technologique et systémique.

Après les avoir améliorés en les appointant, et après les avoir essayés à de nombreux autres usages, les deux compères s’avisèrent de rabouter leurs outils pour améliorer les performances de leurs chasses et mieux trucider leurs concurrents.

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Par Pierre Auguste le 2017-02-14

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 9-Système Thermodynamique de la Planète Terre

 

Jamais je ne donne de conseils afin de laisser à chacun le choix de ses actes et l’exercice de ses responsabilités. Mais je me plais à donner des avis. Surtout quand on ne me les demande pas. Chacun en fait ce qu’il veut.

En écoutant les discours teintés d’écologie, il me vient souvent à l’esprit que la complexité de la machinerie thermodynamique de la terre appelle à la circonspection, au travail et à l’humilité. Il faut être savant avant de prétendre y changer quelque chose.

Voici ce que je crois en avoir perçu.

Comme bien d’autres corps astraux notre planète est née par accrétion autour d’un noyau dont on ne connaît ni la masse initiale, ni la composition, ni l’état, ni l’énergie cinétique, ni l’énergie interne. Des collisions successives avec d’autres éléments de tailles et de natures diverses, astéroïdes, comètes, déchets épars, ont nourri l’astre en cours de développement ou lui ont arraché des fragments. Gigantesques ou petits, des chocs plus ou moins cataclysmiques ont changé la masse, le niveau d’énergie cinétique, électrique, le magnétisme, les pressions, les contraintes mécaniques ou tectoniques, le volcanisme, la radioactivité…

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Par Pierre Auguste le 2017-02-07

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 8-Entre Matière et Énergie

 

Quand on se mêle de palabrer sur les savoirs, on finit toujours par être confronté au problème insoluble de l’énumération et de la classification des sciences.

Notre titre est une ruse pour échapper à cette fatalité.

Einstein nous a appris que la masse de la matière et l’énergie sont équivalentes. Et chacun sait désormais qu’entre ces deux entités tout bouge, même ce qui paraît immobile. C’est souvent visible à l’œil nu. Cela se confirme jusqu’au-delà des télescopes et en deçà des microscopes.

Il a fallu des générations de mathématiciens et de physiciens de toutes sortes pour comprendre que tout bouge, mais selon les lois de la cinématique, et interagit mais selon les lois fondamentales de la dynamique et de quelques autres lois intérimaires qui donnent matière à employer des monceaux toujours renouvelés de cette matière grise qui ne rechigne pas devant le travail.

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Par Pierre Auguste le 2017-01-31

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 7-L'Instruction civique

 

L’instruction civique est une discipline à éclipses. Elle va et vient dans le firmament scolaire. À chacun de ses retours, nous en faisons une nouvelle lune comme jadis nos ancêtres, mais avec des appellations soumises aux lunaisons politiciennes.

L’instruction civique n’est guère qu’un besoin sécrété par le civisme. Mais le civisme est entré dans une longue phase d’évanescence.

Les mœurs évoluent au rythme des idées qui sont très changeantes. Le droit suit, mais à son rythme quinquennal. La tolérance des mœurs engendre le laxisme juridique. Finalement le civisme et l’instruction civique sont en en opposition de phase.

L’ouverture du monde, l’évolution des sciences et techniques, la propagation des idées, les mouvements de population, la contagion des conflits, appellent des réformes, toujours trop tardives, conduites dans l’urgence, souvent trop partielles.

Force est de constater que nous vivons dans une confusion qui appelle une phase de mise en ordre des esprits et des comportements.

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Par Pierre Auguste le 2017-01-24

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 6-La morale

 

En nos temps d’indiscipline, la morale est une discipline de vie élastique et toute relative. En nos temps d’errances de l’enseignement, la morale est une discipline à programmer. Sans domicile fixe, tantôt elle se loge avec la philosophie, tantôt elle cohabite avec l’instruction civique, tantôt elle est oubliée car on ne sait plus où la mettre, ni qui la doit enseigner.

En nos temps d’intelligence, libertaire et libertine, chacun a sa morale, individuelle et portative, qu’il enseigne volontiers à autrui mais se garde d’appliquer.

En nos temps nihilistes, la Morale n’existe pas et n’est pas enseignable. Et la morale publique est partie à vau-l’eau et à vau-le vent.

Il y aura bientôt zéro virgule huit siècle que j’ai reçu ma première leçon de morale d’un instituteur qui n’était pas un apôtre du laisser aller. Il en avait écrit le texte au tableau noir qui commençait ainsi : « Un jour j’ai jeté une croûte. Mon père est allé la ramasser. » C’était un appel au respect du pain, du travail, des métiers, des champs cultivés. En bref, au respect des hommes.

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Par Pierre Auguste le 2017-01-17

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 5-L'Histoire

 

L’Histoire est sans doute l’un des secteurs du savoir humain les plus foisonnants et suscitent le plus de doutes, de controverses, de renouvellements.

Faut-il s’en étonner ? L’Histoire est un univers en expansion. Omnidirectionnelle, elle est ouverte à tout, dans le temps, en son amont et en son aval par les travaux des historiens, des archéologues, des anthropologues, des généticiens, des géologues…

Rien n’est plus difficile à appréhender que l’histoire. La vie se déroule partout en même temps. Chacun en est un témoin, mais partiel et temporaire. Nul ne peut la percevoir ni la rapporter en son ensemble.

Les historiens ne se fient qu’aux écrits fiables, aux témoins dignes de foi, aux indices matériels dûment avérés. Et c’est déjà là une immense tâche car les obédiences, les intérêts personnels, les doctrines, les faux semblants, les méfiances, les désirs de nuire, se liguent pour travestir les faits, à la source, en amont de l’écriture, et pour s’adonner au révisionnisme en sont aval.

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Par Pierre Auguste le 2017-01-10

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 4-Éloge de l'Inutile Savoir

 

 

Si l’on organisait un concours pour désigner celui qui a appris le plus de choses inutiles, je me présenterais avec la certitude de décrocher la palme.

Rassurez vous, je ne ferai ici ni l’inventaire de mes diplômes, ni la table des matières de mes lectures, ni la liste des enseignements reçus de la vie et des êtres que j’ai rencontrés, ni l’énumération des leçons que j’ai cru donner.

Sachez toutefois que mes cursus scolaires et professionnels ont été imbriqués et tortueux, que mes curiosités personnelles ont été changeantes mais opiniâtres, que le tout fut à la fois improvisé et prémédité, aléatoire et organisé, lacunaire et éclectique.

Comme bien d’autres écoliers je ne faisais pas de fautes sur « les mots d’usage », je savais accorder le participe passé, et je rédigeais « en style correct mais avec peu d’idées ». Je connaissais les tables arithmétiques. Je faisais sans faute les quatre opérations et la règle de trois. Je savais calculer la masse d’un parallélépipède de tel métal pour peu qu’on m’en fît d’abord calculer les trois dimensions et sans même qu’on m’en donnât la masse volumique qu’on appelait alors la densité.

Je m’insurgeais du sort réservé par les Romains à Vercingétorix, je vibrais au son du cor de Roland, je ferraillais avec Jean Le Bon aux côtés de Philippe le Hardi. Nonobstant quelques exceptions, je trouvais fort convenables les lignées de nos rois, de leurs ministres, de nos scientifiques, des auteurs de nos dictées, récitations et lectures.

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Par Pierre Auguste le 2017-01-03