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Se poser la bonne question

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1 Les problèmes présentés par l'école
2 Les problèmes de la vraie vie
3 Se poser les bonnes questions


1 Les problèmes présentés par l'école

Jusqu'à un stade très avancé de nos études, les problèmes que nous devions résoudre, même si avec le temps on nous les compliquait un peu, étaient du modèle suivant :

"Connaissant sa longueur et sa largeur, Calculer la surface d'un rectangle."

Ce type de problème cache sous sa simplicité, à la fois simplisme et complexité.

· Le problème est posé,
· Son énoncé est explicite, c'est un cadeau des dieux,
· Les informations nécessaires pour le résoudre sont quantifiables,
· Elles sont mesurables
· Leur mesure est définie dans des systèmes de mesure existants et cohérents,
· Les mesures ont été faites,
· Ces " données " sont données, comme leur nom l'indique.
· Elles sont en nombre suffisant,
· Elles devront toutes être utilisées,
· Il n'y a pas de données inutiles.

Pour résoudre le problème il suffit d'appliquer une recette qui, elle aussi nous a déjà été donnée. Le résultat est quantifiable etc. Voir ci dessus.
Heureux temps !

 

2 Les problèmes de la vraie vie

Il en va tout autrement dans la vie. En simplifiant un peu, le problème du problème se présente de la manière suivante :

· Le problème n'existe pas si nous ne l'avons pas perçu comme tel,
· Il n'est pas énoncé,
· Les informations nécessaires pour le résoudre sont noyées dans le magma " universel ",
· Si nous arrivons à les discriminer, elles ne sont pas forcément formulables,
· Elles ne sont pas forcément quantifiables,
· Elles ne sont pas forcément mesurables,
· Si elles le sont, il faut faire les mesures,
· Il faut inventer une méthode de résolution,
· Il faut appliquer cette méthode pour résoudre le problème,
· Et enfin il faut valider les résultats.

Tout cela est bien plus difficile.
Et, puisqu'il se présente des éventualités défavorables, on achoppe en cours de route, sur des impossibilités de résoudre le problème.
Et il faut pourtant continuer à vivre.

Il faut recommencer, mais autrement.

 

3 Se poser les bonnes questions

Aggiornamento ou ajournement ?

Lorsque les solutions habituelles ont échoué ou semblent inaccessibles, il est toujours tentant de se résigner et d'ajourner les solutions.
Les plus diplomates minimisent le problème et cherchent à persuader les autres de s'accommoder des duretés de la vie.
Les plus roués expliquent que la perception du problème est subjective et qu'une meilleure appréciation de la situation changerait l'attitude de ceux qui ont toujours tendance à se plaindre. Ils organisent des séminaires ou des campagnes d'information pour changer les opinions.
Les battants qui n'ont pas pu faire une percée sur un front, tentent une offensive sur un autre. Ils veulent en finir avec le problème et choisissent ce que certains, sans forcément le pratiquer, désignent par un joli mot italien. C'est l'aggiornamento qui, malgré la parenté des mots, est à peu près le contraire de notre affectionné ajournement.
Il faut donc toujours se poser la question de savoir dans laquelle de ces voies on veut stationner, traînailler ou circuler.

Supprimer ou non des contraintes ?

Les blocages proviennent souvent de l'acceptation de contraintes imposées par un sous-ensemble qui empêchent des sous-ensembles connexes de trouver un meilleur équilibre.
Les timorés se recommandent de la tectonique des plaques pour ne pas libérer des contraintes car ils craignent de provoquer des soubresauts incontrôlables.
Mais toutes les libérations de contraintes n'ont pas des effets cataclysmiques.
Il faut donc savoir remettre en question des tabous.

Contourner l'insurmontable ou franchir l'incontournable ?

Des obstacles réputés intangibles se présentent et se représentent dans les réponses à toute question et enferment dans l'existant. Il faut alors tenter une sortie.
Les domaines étudiés sont des espaces multidimensionnels. Ne peut-il pas y avoir un chemin en utilisant une autre dimension, à laquelle on n'avait pas songé ?

Simplifier ou " complexifier " ?

Généralement, l'amélioration du fonctionnement d'un système complexe s'obtient au prix d'un accroissement de sa complexité.
Mais pas toujours. N'y a-t-il pas place à une restructuration ?

N'y a-t-il pas d'autres questions à se poser ?

La réponse est évidemment affirmative pour le sujet qui nous occupe ici. Mais il faudra trouver une autre voie pour mieux y répondre !