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Interview BFM 19/08/2009

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Interview diffusée sur BFM le 19/08/2009


 

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Chaque été, ils sont plusieurs milliers à mettre en pratique leur formation dans l'espoir d'apprendre un métier et d'intégrer une entreprise. La crise a-t-elle changé la donne ?
Dossier de Marie Coeurderoy sur les conséquences de la crise sur le déroulement et les débouchés des stages d'été, diffusé le 19 août 2009 sur BFM Radio.

Première conséquence : la recherche du stage. Les étudiants, et plus particulièrement ceux qui s'apprêtent à entrer sur le marché du travail dès la rentrée, s'y sont pris très en avance cette année.

Un refuge en attendant la fin de la crise...

Les stratégies sont parfois différentes, mais l'idée est toujours la même : tenter d'échapper à la crise et de maximiser ses chances d'être embauché.

"Je pouvais être conventionnée jusqu'à fin décembre et je pense que j'ai fait le bon choix en me disant : "je signe pour neuf mois et je vais me "planquer" dans un stage car peut-être qu'en 2010 la crise sera passé et que tout le monde voudra m'embaucher !" En stage de fin d'étude, il valait mieux avoir une belle société pour avoir une bonne carte de visite et il y a toujours la perspective d'être embauché à la fin du stage", raconte Estelle Gallois, stagiaire à la régie du groupe Yahoo ! France.

Des perspectives d'embauche qui s'éloignent

Un espoir mais aucune certitude. Il faut dire que dans le contexte actuel, les plus grandes entreprises ne sont pas celles qui recrutent le plus facilement les stagiaires.

Raphaël, lui, s'est donc tourné vers une plus petite société. Et ça a payé puisqu'à l'issue de son stage il a pris le poste d'analyste chez Montbleu Finance.

"Les jeunes sortant de l'université ou d'une école de commerce souhaitent vraiment aller vers un grand groupe pour rechercher le "brand name" et essayer de le revendre. Mais si on regarde aujourd'hui qui crée des emplois, il ne faut pas se leurrer : ce sont les PME, et non les grands groupes. Je pense que la petite structure a encore beaucoup d'avenir même en période de crise", analyse-t-il.

Le tremplin des PME encore sous-estimés

Reste qu'aujourd'hui, étudiants et grandes écoles continuent de viser les plus grosses entreprises au détriment des autres. Un constat que fait Vincent Feybesse, fondateur du site enligne-fr.com qui met en relation étudiants et sociétés.

Et pour lui les pouvoirs publics doivent intervenir : "Il faudrait qu'ils interdisent aux écoles de faire de la ségrégation envers les petites entreprises : ils conseillent aux étudiants d'aller dans des entreprises de plus 100, 150 ou 200 personnes. En fait, ils font de la discrimination des entreprises, ce qui est illégal. On ne peut pas faire payer des taxes d'apprentissage à des entreprises et leur interdire d'avoir recours à des jeunes formés issus des taxes qu'ils paient", dénonce Vincent Feybesse.

D'autant que selon lui, c'est une centaine de milliers d'emplois qui pourraient être créés si les stagiaires s'orientaient d'avantage vers les petites entreprises...
 

Marie Coeurderoy